Rechercher

La mode, La mode, c'est pas une raison pour polluer !

COLLABORATION

Par Mylène Bezeau-Gervais

Été 2018 : canicule et souper de fille. Après avoir flâné dans la piscine une bonne partie de l’après-midi, on décide d’aller faire un tour à la crèmerie. Arriver sur place mes amies commandent avant moi et sortent de leur petit sac à dos des pots Masson et des plats en plastique. Je n’ai jamais vu personne faire ça, je suis surprise et curieuse de voir la réaction des employés de la crèmerie. Finalement, les filles réussissent à avoir leur petite molle dans leur plat. On se met alors à parler de zéro déchet, je pose des questions et j’apprends, beaucoup beaucoup ! Je retourne chez moi, je m’informe, j’en parle à mon entourage et peu à peu je me mets à changer mes habitudes de vie, une à une pour éventuellement tendre vers le zéro déchet.


C’est aussi banal que ça, une soirée de fille, des réponses à mes questions et un geste concret m’auront permis de réaliser mon impact écologique sur la planète. Dans mon désir de changements, j’ai aussi initié ma mère, quelques amies, ma coloc et mon amoureux aux zéros déchet. Donc OUI le bouche-à-oreille ça fonctionne et oui ça peut changer des choses ! Même si le commis de l’épicerie te dit que tu ne changeras pas le monde avec tes plats de plastiques (fait vécu ..). Mon changement vers le mode de vie zéro déchet se fait graduellement et assez facilement pour moi, j’y vais un geste à la fois, par essai-erreur. Mon truc préféré : REFUSER ! C’est tellement satisfaisant de dire non à la bouteille d’eau gratuite avec ton repas ou non au petit sac du dentiste avec brosse à dent et soie dentaire. Par contre, j’ai eu plus de difficulté dans un volet de ma vie : les vêtements !


J’adore acheter de nouveaux vêtements. Avant, c’était un peu ma thérapie à moi, après une mauvaise journée rien de mieux qu’une nouvelle paire de soulier ou de nouveaux pantalons. J’ai besoin de nouveauté et de changement et le magasinage comblait ce besoin. Par contre, en lisant sur le sujet de consommation éthique de la mode j’ai été choquée d’apprendre que la mode détient le palmarès de la 2e industrie la plus polluante sur terre, tout juste après celle du pétrole (The True Cost Documentary). En 2010, c’est 2,5 milliards de tonnes d’eaux usées qui ont été produites par l’industrie textile, et ce, seulement en Chine (The life-cycle of a cotton t-shirt-CNN). C’est sans penser au transport nécessaire pour les vêtements, par avion, train ou camion. En plus, les gens ne gardent pas longtemps leur vêtement. En moyenne par année, les Québécois achètent 26kg de textile et en jettent 23kg (Réveiller la fibre éthique en mode québécoise- Le devoir). Ce sont des statistiques plutôt alarmantes, qui font réfléchir à une consommation éthique et responsable de la mode.



Défi: 1 vêtement par saison, 4 par année.


Ayant ces éléments en tête je me suis lancé un défi pour cette année : acheter un seul nouveau vêtement par saison. Donc, 4 vêtements pour l’année. Mon défi prendra fin le 22 septembre, et j’ai déjà mes 4 morceaux d’achetés : une jupe, 2 chandails et un jumpsuit, reste à voir si je résisterai à la mode de la saison estivale. Je compte poursuivre le défi l’an prochain et peut-être même diminuer à 3 morceaux.





Ce défi, réussi ou non m’aura fait prendre conscience de mes achats impulsifs, et du fait que je peux très bien vivre avec les vêtements accumulés des autres années. Autre truc, pour assouvir mon besoin de nouveauté j’organise avec mes amies depuis déjà quelques années, des échanges de vêtement. C’est la soirée parfaite, tu magasines, entre amies dans le confort de chez toi, sans rien dépenser, et sans produire de déchet ! À ce jour, environ 60% de ma garde-robe provient de soirée d’échange de vêtement, et j’ai des compliments tous les jours sur ces vêtements ! Je vous ai mis des photos en exemple pour que vous voyiez que ce ne sont pas de vieilles affaires ;).


Finalement, le truc ultime que je fais maintenant que je ne suis plus étudiante est d’éviter le « fast fashion ». Je choisis des vêtements de qualité, préférablement locaux qui vont me coûter plus cher, mais durer plus longtemps. La prochaine étape pour atteindre une consommation éthique de la mode à 100% est de magasiner dans les friperies. J’avais des préjugés, mais depuis que ma collègue et amie TOUJOURS bien habillée m’a avoué que sa garde-robe était principalement composée de vêtements trouvés dans les friperies j’ai envie d’essayer, à suivre!


Et vous vos trucs pour être à la mode et écolo ?



86 vues

Rejoindre la communauté

PARTAGE

  • Facebook
  • Instagram

MENU